Maman et professionnelle : arrêter de choisir entre les deux

Au travail, tu penses à ton bébé. À la maison, tu penses au boulot.

Nulle part tu n’es entière. Tu as l’impression de faire semblant partout, de jouer un rôle de professionnelle compétente au bureau et un rôle de mère présente le soir. Deux costumes. Aucun qui te va vraiment.

Et entre les deux, il y a toi. Quelque part. Qui se demande où elle est passée.

Si ça te parle, cet article est pour toi. Pas pour te consoler. Pour te montrer que tu n’as pas à choisir et que ce que tu vis a une explication.

Le mythe du choix

On te présente la maternité et la vie professionnelle comme deux plateaux d’une balance. Si tu en mets dans un, tu retires de l’autre. Et le monde entier te regarde en attendant de voir lequel tu vas choisir.

Sauf que ce n’est pas une balance. C’est un mensonge.

Tu n’as jamais signé pour « choisir entre ton enfant et ton travail ». Tu as signé pour vivre une vie pleine et la société n’a rien prévu pour que ça soit possible. Congé maternité trop court, modes de garde insuffisants, culture d’entreprise qui fait semblant de ne pas voir que tu es aussi mère, charge mentale invisible.

Le sentiment de « ne rien faire bien nulle part » n’est pas un échec personnel. C’est le résultat d’un système qui n’a pas été conçu pour toi.

L’identité fracturée

Ce que tu vis a un nom dans la psychologie périnatale : la matrescence. C’est la transformation identitaire profonde qui accompagne le fait de devenir mère. Aussi radicale que l’adolescence, mais invisible et ignorée.

Avant ton bébé, tu savais qui tu étais. Tu avais une identité professionnelle claire, des repères, une image de toi. Après, tout a bougé. Tu es devenue une autre personne, littéralement, neurologiquement.

Et quand tu reprends le travail, on te demande de retrouver l’ancienne version de toi. De « revenir ». Sauf que cette personne n’existe plus. Et la nouvelle, celle qui est mère, n’a pas encore trouvé sa place dans ton costume professionnel.

Ce n’est pas du manque d’adaptation. C’est une transition identitaire que personne ne t’aide à traverser.

Ce que j’ai appris en vivant des deux côtés du miroir

Pendant 10 ans, j’ai été de l’autre côté. En tant que directrice de crèche, j’accueillais les mamans qui pleuraient en partant. Je les rassurais. « Votre bébé va bien jouer, il va bien manger, ne vous inquiétez pas. » Et je le pensais, j’étais sincère.

Mais quand c’est devenu mon tour, j’ai compris à quel point mes mots étaient insuffisants.

Parce que le problème d’Alice (et le mien à l’époque), ce n’est pas de savoir si son bébé va bien à la crèche. Le problème, c’est ce qu’elle ressent elle. C’est son cœur à elle qui se brise. C’est son identité à elle qui se fracture. Et aucune rassurance professionnelle ne soigne ça.

C’est exactement pour ça que j’ai quitté mon poste de directrice. Pas parce que le travail n’avait plus de sens, mais parce que j’ai compris que l’accompagnement que je voulais offrir aux mères ne pouvait pas se faire « entre deux portes », en 3 minutes, en recevant un bébé en pleurs d’une main et en répondant au téléphone de l’autre.

Je voulais prendre le temps. Je voulais aller en profondeur. Je voulais être pour les autres ce que personne n’avait été pour moi.

Ce que « réconcilier » veut dire concrètement

Réconcilier maman et professionnelle, ce n’est pas trouver un « équilibre », ce mot que tout le monde utilise et que personne n’arrive à atteindre.

C’est accepter que tu es une personne. Pas deux. Une personne qui est mère ET professionnelle, en même temps, tout le temps. Et que ces deux dimensions ne sont pas en guerre, elles se nourrissent mutuellement quand on arrête de les mettre en opposition.

Concrètement, dans l’accompagnement Essence Maternelle, on travaille sur 3 axes :

Identifier les injonctions qui ne t’appartiennent pas. Quand tu penses « je devrais être là pour tous les goûters », c’est ta conviction, ou celle de ta mère, de la société, d’Instagram ? Le pilier Mental de la méthode SOMA by Essence maternelle t’aide à démêler ce qui est à toi de ce qui a été posé sur toi.

Reconstruire une image de toi qui intègre les deux. Pas « je suis maman le soir et pro le jour ». Mais « je suis une professionnelle qui est aussi mère, et ça me rend meilleure dans les deux ». Quand cette phrase devient vraie dans ton corps (pas juste dans ta tête), tout change.

Créer des rituels de transition. Des moments-charnières entre la mère et la pro. Pas « se couper en deux », se relier. L’ancrage avant d’arriver au travail. L’ancrage avant de rentrer à la maison. Des micro-séquences qui permettent à ton système nerveux de passer d’un mode à l’autre sans accumulation de stress.

Ce que tu peux tester dès cette semaine

Choisis UN moment de ta journée, celui que tu détestes le plus. Le départ du matin, la pause déjeuner où tu scrolles des photos de ton bébé, le retour le soir.

Pendant ce moment, au lieu de « faire semblant que ça va », autorise-toi à nommer ce que tu vis. Pas à voix haute. Dans ta tête. « En ce moment, je suis triste de ne pas être là. Et c’est OK. Ça ne fait pas de moi une mauvaise professionnelle ni une mauvaise mère. »

C’est simple. Presque trop simple. Mais nommer, c’est arrêter de fuir. Et arrêter de fuir, c’est le début de la réconciliation.

Et si tu veux aller plus loin

Un premier pas, à ton rythme : le Protocole complet 21 jours – Méthode SOMA by Essence maternelle. 97€, accès immédiat. → Découvrir le Protocole 21 jours

Un accompagnement complet : Essence maternelle – 12 semaines en visio pour réconcilier la mère et la pro, en profondeur. On commence par un appel de 30 minutes, offert. → Réserver mon Appel Douceur

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Mélanie – Infirmière D.E., sophrologue périnatale, experte sommeil bébé 0-5 ans. Ancienne directrice de crèche pendant 10 ans. Maman de 2 enfants. Fondatrice d’Essence Maternelle.

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