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Hello, moi c’est Mélanie

J’ai passé 10 ans à accueillir les bébés des autres.

Pendant que le mien pleurait dans sa crèche.

Infirmière depuis 2009 · Ancienne directrice de crèche · Maman de 2 enfants · 2 reprises du travail difficiles

Mélanie Bahuaud

Chaque matin, je rassurais des mamans en larmes à l’entrée de ma crèche. « Il va très bien, vous savez. Il s’arrête de pleurer deux minutes après votre départ. » Et chaque matin, j’avais laissé le mien dans une autre crèche, avec exactement la même boule dans la gorge.

On m’a dit que c’était mon métier, que je devais savoir. Mais savoir n’empêche pas d’avoir mal. Je vais te raconter comment j’ai fini par le comprendre. Ce n’est pas une histoire de super-héroïne. C’est plutôt celle d’une professionnelle de la petite enfance qui n’a pas su dans quel sens tenir son propre bébé.

C’était mon métier et j’étais perdue. Ça, personne ne m’y avait préparée.

Le retour de maternité

Ma fille est née. Et tout ce que je savais n’a servi à rien.

On est rentrés de la maternité avec notre bébé dans les bras. On a posé le cosy dans l’entrée. Mon mari et moi, on s’est regardés : « Et maintenant, qu’est-ce qu’on fait ? »

J’avais un peu honte, parce que c’était littéralement mon travail. J’étais directrice de crèche. Je connaissais les protocoles, les rythmes, les réflexes à avoir. J’ai cherché le protocole « ton propre bébé, à 3 h du matin ». Il n’existe pas.

Ma fille a fait des coliques pendant deux mois. J’ai essayé tout ce que je recommandais aux parents depuis des années : les bras, les massages du ventre, le portage. Visiblement, elle n’avait pas lu mes conseils. Et quand mon mari a repris le travail, je me suis retrouvée seule avec elle. Quand elle pleurait, je pleurais avec elle.

Je pensais que le plus dur était passé. Puis le congé maternité s’est terminé.

La première reprise

Ma fille avait 4 mois et demi. Je disais « ça va ».

Je disais « ça va » à tout le monde, et j’étais très convaincante. Sauf pour moi. Au fond, je savais que je n’avais pas eu assez de temps avec elle. Le timing n’était pas le bon.

J’avais deux heures de transport par jour. Deux heures pour aller m’occuper des bébés des autres pendant qu’une autre s’occupait du mien. Si on m’avait demandé de dessiner l’ironie, j’aurais dessiné ça. Et là-bas, je rassurais des mamans qui vivaient exactement ce que je vivais, avec des mots que je n’arrivais pas à me dire à moi-même.

J’ai tenu. Jusqu’au jour où tenir n’a plus suffi.

Ce qui a fissuré, puis éclairé

Un burn-out. Puis un confinement qui m’a libérée.

La deuxième année de crèche de ma fille, il y a eu un évènement tragique tout près. Ça a fragilisé mon équipe. Ça m’a fragilisée aussi. J’ai fait un burn-out quelques mois plus tard, et j’ai refusé d’être arrêtée plus de trois semaines, alors que j’aurais clairement eu besoin de plus. La directrice qui rassure tout le monde ne s’accorde pas le droit de tomber.

Et puis il y a eu le confinement. Je suis sans doute l’une des rares personnes en France à en garder un bon souvenir. Pas « supporté » : bien vécu. Trois mois à être vraiment là, physiquement et psychiquement. Comme un deuxième congé maternité, celui que je n’avais pas eu.

Ce que j’ai compris ces trois mois-là, je ne l’ai pas oublié. Mais la vie, elle, continuait.

Le grand départ

Un bébé de 3 semaines, une fille de 4 ans, et 800 kilomètres.

En 2022, mon mari a eu une opportunité à Marseille. On s’est dit : on y va. Une maison, un jardin, moins de trajet, plus de présence pour nos enfants. Et, au passage, quitter nos familles, nos amis, notre vie.

J’ai accouché fin juin. Le camion de déménagement est parti fin juillet. Et moi, j’ai pris la route avec ma fille de 4 ans, mon fils de 3 semaines, et mon père en copilote. Je ne te recommande pas le timing. Je te recommande le père.

Nouvelle ville, nouvelle maison, nouveau bébé. Et une date qui approchait.

La deuxième reprise

Mon cœur s’est brisé une deuxième fois.

Fin 2022, j’ai repris le travail. Mon fils avait exactement l’âge qu’avait eu sa sœur : 4 mois et demi. Et c’était la même douleur, sauf que cette fois j’étais dans une nouvelle ville, une nouvelle crèche, loin de tout.

Ma fille venait de changer de ville, de perdre ses repères, et de devenir grande sœur. Les séparations du matin sont devenues très difficiles. Ça a duré jusqu’en mai 2023. Des mois entiers.

Je partais chaque matin avec mon cœur de maman en mille morceaux. Et j’arrivais au travail avec mon sourire de directrice, celle qui rassure.

Le craquage

« Vous n’y retournez pas. »

Je savais depuis un moment que je n’étais plus à ma place. Mon rôle, c’était d’accueillir, oui, mais on n’avait jamais le temps pour les mamans. Je les accompagnais entre deux portes, un bébé dans un bras, le téléphone dans l’autre. Je voulais prendre le temps. Je voulais faire mieux.

Je ne dormais plus. Je pleurais en partant travailler, je pleurais en rentrant. Mon mari m’a dit : « Stop. Tu ne vas pas bien. » Alors je suis allée voir mon médecin… pour lui demander des vitamines. Oui. J’ai fondu en larmes dans son cabinet avant d’avoir fini ma phrase. Elle m’a regardée et elle m’a dit : « Vous n’y retournez pas. »

Quelques semaines plus tard, quand mon supérieur m’a proposé de mettre un terme à mon contrat, j’ai senti un soulagement. Pas une tristesse. Une libération.

Du bon côté, enfin

Je me suis lancée. Pas contre le système. Pour les mères.

Je suis retournée sur les bancs de l’école : sophrologie, spécialisation en sophrologie périnatale, sommeil du bébé. Et tout ce que j’avais observé pendant dix ans en crèche (les failles, les manques, les matins où les mères avaient besoin de bien plus qu’un « il va très bien, vous savez »), je l’ai transformé en méthode.

Ce que le poste de directrice m’empêchait de faire, je le fais maintenant à ma façon. Pas entre deux portes. Pas en 5 minutes. Sur la durée, en profondeur, avec le temps qu’il faut.

Et c’est comme ça qu’est née Essence Maternelle®.

Diplômes et formations

Ce sur quoi repose mon accompagnement.

  • Diplôme d’État d’infirmière

    Le socle : la rigueur du soin, et le réflexe de savoir quand orienter vers un médecin.

  • Dix ans de direction de crèche

    Avec une formation continue en management, analyse de pratiques et gestion des risques.

  • Sophrologue, spécialisée en sophrologie périnatale

    Pour accompagner les émotions, le stress et les transitions de la maternité.

  • Consultante en sommeil du bébé

    Pour des nuits plus sereines, sans jamais laisser pleurer.

  • Formation massage et réflexologie bébé

    Des gestes doux à transmettre aux parents, pour apaiser bébé et retrouver le lien par le toucher.

  • Conférences sur la parentalité

    Les changements dans la famille, l’aide à la parentalité et le lien fraternel.

  • Accompagnante en parentalité, spécialisée post-partum

    Le quatrième trimestre, le lien avec bébé, et la place de la mère dans tout ça.

  • Praticienne Belly Revolution®

    Le massage du ventre à visée de bien-être et de libération émotionnelle.

La méthode

SOMA by Essence maternelle®

Je n’ai pas inventé une méthode dans un livre. Je l’ai construite à partir de ce que j’avais vu pendant dix ans, de ce que j’avais vécu dans mes deux reprises, et de ce que les mères me disaient manquer à chaque fois qu’elles venaient s’asseoir dans mon bureau.

S

Séquence

Un enchaînement de gestes, toujours le même, qui rend le départ prévisible pour ton enfant comme pour toi.

O

Objet-ancre

Un objet qui fait le lien entre vous quand vous n’êtes pas ensemble.

M

Mental

Ce qui se joue dans ta tête entre la porte et le bureau, et comment le désamorcer.

A

Ancrage

Revenir à toi, dans ton corps, pour ne plus passer la journée coupée en deux.

Une promesse : tu n’as pas à choisir entre aimer ton enfant et te retrouver.

Le prochain pas

Si tu as pensé « moi aussi » à un moment de cette page…

Le « ça va » qu’on dit à tout le monde. La voiture. Le cœur en mille morceaux en partant, et le sourire de façade en arrivant. Alors peut-être qu’on est faites pour se parler. Pas pour que je te convainque de quoi que ce soit. Juste pour t’écouter, vraiment, et pour voir ensemble si ce que je propose est ce dont tu as besoin. (Et non, je ne te demanderai pas si tu as pris tes vitamines.)