Hello, moi c’est Mélanie
J’ai passé 10 ans à accueillir les bébés des autres.
Pendant que le mien pleurait dans sa crèche.
IINFIRMIERE DEPUIS 2009 · ANCIENNE DIRECTRICE DE CRECHE · MAMAN DE 2 ENFANTS · 2 REPRISES DU TRAVAIL DIFFICILES
On m’a dit que c’était mon métier, que je devais savoir. Mais savoir n’empêche pas de souffrir. Vivre la séparation de l’intérieur, en tant que mère, n’a rien à voir avec l’observer de l’extérieur, en tant que professionnelle. C’est ça qui a tout changé.
« C’était mon métier et j’étais perdue. Ça, personne ne m’y avait préparée. »
01
Le premier choc
Ma fille est née.
Et tout ce que je savais n'a servi à rien.
On est rentrés de la maternité avec notre bébé dans les bras, et mon mari et moi on s’est regardés :
« Et maintenant, qu’est-ce qu’on fait ? »
J’avais un peu honte, parce que c’était littéralement mon travail. J’étais directrice de crèche. Je connaissais les protocoles, les rythmes, les réflexes à avoir. Et pourtant, face à mon propre bébé, j’étais perdue.
Ma fille a fait des coliques pendant deux mois. J’ai essayé tout ce que je recommandais aux parents depuis des années — les bras, les massages du ventre, le portage. Rien ne fonctionnait.
Et quand mon mari a dû retourner au travail, je me suis retrouvée seule avec elle. Quand elle pleurait, je pleurais avec elle.
02
La première reprise
Ma fille avait 4 mois et demi.
Je disais "ça va".
J’ai repris le travail. Je disais « ça va » à tout le monde. Mais au fond, je savais que je n’avais pas eu assez de temps avec elle. J’en voulais plus, même si une partie de moi avait envie de retrouver une vie professionnelle. Le timing n’était pas le bon.
Alors j’ai fait comme si ça allait. J’avais deux heures de transport par jour. Je laissais mon bébé pour aller m’occuper de ceux des autres. Je rassurais des mamans qui étaient exactement comme moi — alors que pour moi-même, c’était compliqué.
J’ai eu de la chance : ma fille n’allait à la crèche que 3 jours par semaine. Les 2 autres jours, c’était ma sœur d’abord, puis mon père, qui la gardaient. Ça rendait les choses tenables. Pas faciles — tenables.
03
Ce qui a fissuré puis éclairé
Des évènements tragiques à 400 mètres.
Puis un confinement qui m'a libérée.
La deuxième année de crèche de ma fille, il y a eu la seconde attaque de Charlie Hebdo. Ma crèche se trouvait tout près, à 400 mètres. Ça a fragilisé mon équipe. Ça m’a fragilisée aussi. J’ai fait un burn-out, quelques mois plus tard, mais j’ai refusé de me faire arrêter plus de trois semaines — alors que j’aurais clairement eu besoin de plus.
Avec mon mari, on voulait quitter la région parisienne depuis un moment. Là, ça a remis les pendules à l’heure.
Et puis il y a eu le confinement.
Et ce que je n’avais pas prévu, c’est que je l’ai bien vécu. Pas juste « supporté » — bien vécu. Trois mois en autarcie avec ma fille et mon mari. Trois mois à être vraiment là, physiquement et psychiquement. Comme un deuxième congé maternité. Un peu bizarre, certes. Mais une bouffée d’oxygène.
04
Le grand départ
Un bébé de 3 semaines, une fille de 4 ans,
et 800 kilomètres à parcourir.
En 2022, mon mari a eu une opportunité à Marseille. On s’est dit : on y va. On voulait une maison, un jardin, moins de trajet, plus de présence pour nos enfants. Mais ça voulait dire quitter nos familles, nos amis, notre vie.
Mon mari est parti fin mai. Je suis restée en région parisienne le temps que ma fille termine son année scolaire et le temps d’accoucher de mon fils. Je stressais, je pleurais parfois, j’avais peur — même si je savais qu’on allait offrir un cadre de vie formidable à nos enfants.
J’ai accouché fin juin. Mon mari a pris quelques jours de congés, puis il a dû retourner travailler. Le camion de déménagement est parti fin juillet. Et moi j’ai pris la route avec ma fille de 4 ans, mon fils de 3 semaines, et mon père — qui a fait le trajet avec moi. Heureusement.
05
La deuxième reprise
Mon fils avait 4 mois et demi.
Mon cœur s'est brisé une deuxième fois.
Fin 2022, j’ai dû reprendre le travail. Mon fils avait exactement le même âge qu’avait eu ma fille — 4 mois et demi. Et c’était la même douleur, sauf que cette fois, j’étais dans une nouvelle ville, une nouvelle crèche, loin de tout.
Ma fille, elle, venait de changer de ville, de perdre ses ses repère : ses grands-parents et sa marraine à proximité qu’elle voyait presque tous les jours, et de devenir grande sœur. Les séparations du matin sont devenues très difficiles. Elle pleurait, elle ne nous lâchait pas — que ce soit son papa ou moi qui l’accompagne. Ça a duré jusqu’en mai 2023. Des mois entiers.
Je partais chaque matin avec mon cœur de maman brisé en mille morceaux. Et je devais faire bonne figure au travail, parce que j’étais la directrice — celle qui rassure.
06
Le craquage
"Vous n'y retournez pas."
Je savais depuis un moment que je n’étais plus à ma place.
Mon rôle de directrice, c’était d’accueillir, oui — mais on n’avait pas le temps pour les mamans. Il fallait remplir la crèche coûte que coûte. Le manque de personnel rendait les journées impossibles. Et moi, je ne voulais plus accompagner entre deux portes. Je voulais prendre le temps. Je voulais faire mieux.
J’ai commencé à me former — réflexologie bébé d’abord, qui a aidé mes propres enfants. Puis je me suis lancée un bilan de compétences. Et entre-temps, j’ai craqué.
Je ne dormais plus. Je pleurais en partant travailler. Je pleurais en rentrant. Je ne me reconnaissais plus — ni à la maison, ni au travail. Mon mari m’a dit : « Stop. Tu ne vas pas bien. Il faut arrêter ça. »
Je suis allée voir mon médecin pour lui demander des vitamines. J’ai fondu en larmes dans son cabinet. Je me sentais inutile et impuissante. Elle m’a arrêtée plusieurs semaines.
Quand je suis retournée la voir pour faire le point, je pensais sincèrement pouvoir reprendre. Mais elle l’a vu — elle a senti que ça m’angoissait, que je me remettais à pleurer alors que je pensais aller mieux. Elle m’a regardée et elle m’a dit :
Et quelques semaines plus tard, quand mon supérieur m’a proposé de mettre un terme à mon contrat, j’ai senti un soulagement. Pas une tristesse. Une libération.
Du bon côté, enfin
Je me suis lancée.
Pas contre le système. Pour les mères.
Je me suis mise à fond sur mes projets. Formation de sophrologue. Spécialisation en sophrologie périnatale. Formation au sommeil bébé. Tout ce que j’avais observé pendant 10 ans en crèche — les failles, les manques, les moments où les mères avaient besoin de plus que ce que le système pouvait offrir — je l’ai transformé en méthode.
Ce que le poste de directrice m’empêchait de faire, j’allais le faire à ma façon. Pas entre deux portes. Pas en 5 minutes. Mais sur la durée, en profondeur, avec tout le temps et les outils nécessaires.
Et c’est comme ça qu’est née Essence Maternelle.
Et c’est comme ça qu’est née…
La Méthode SOMA
Je n’ai pas inventé une méthode dans un livre.
Je l’ai construite à partir de ce que j’avais vu pendant dix ans, de ce que j’avais vécu dans ma propre reprise, et de ce que les mères me disaient manquer à chaque fois qu’elles venaient s’asseoir dans mon bureau.
Quatre piliers. Un cadre. Une promesse :
tu n’as pas à choisir entre aimer ton enfant et te retrouver.
Aujourd'hui
Ce que je fais.
Et pour qui.
J’accompagne des mères qui reprennent le travail. En visio, individuellement, sur 12 semaines.
Avec la méthode SOMA. Sans jugement. Sans pression. Avec la chaleur et l’exigence qui me caractérisent — parce que tu mérites les deux.
Mes convictions
Ce en quoi je crois,
profondément.
Je ne crois pas à la neutralité, surtout pas dans ce métier.
Voilà les positions que je défends, toujours avec respect pour celles qui ont fait autrement —
parce qu’il n’y a pas de bonne mère, il n’y a que des mères qui font ce qu’elles peuvent, avec ce qu’elles ont.
Le prochain pas
Si tu t’es reconnue dans ce que tu viens de lire…
Alors peut-être qu’on est faites pour se parler. Pas pour que je te convainque de quoi que ce soit.
Juste pour t’écouter — vraiment — et pour voir ensemble si ce que je propose est ce dont tu as besoin.
L’appel douceur dure 30 minutes. Il est offert, sans engagement, sans discours commercial.
C’est une vraie conversation, entre une femme qui sait ce qu’elle traverse,
et une autre qui a choisi d’accompagner précisément ça.
Mélanie
