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Journal · 27 septembre 2026

Mon bébé se réveille la nuit depuis que j’ai repris le travail : pourquoi, et quoi faire

Il faisait ses nuits. Enfin, presque. Et puis tu as repris le travail.

Depuis, ton bébé se réveille la nuit. Une fois, deux fois, parfois quatre. Tu te lèves, tu le rendors, tu le reposes en retenant ta respiration comme si tu désamorçais une bombe. Et le matin, tu pars bosser avec quatre heures de sommeil découpées en morceaux.

Et dans ta tête, une petite voix : « c’est à cause de moi ».

Non. Ce n’est pas à cause de toi. Mais il y a bien une raison, et on peut agir dessus.

Moi aussi, je suis passée par là

Quand j’ai repris le travail, mon fils avait 4 mois et demi. Nouvelle crèche pour lui, nouveau poste pour moi. Le sommeil, les repas, les séparations : tout est devenu plus compliqué d’un coup.

J’étais infirmière, j’avais dirigé des crèches pendant des années, je connaissais le sommeil du bébé par cœur. Sur le papier.

À 3 h du matin, le diplôme ne sert pas à grand-chose. (Il ne berce pas, j’ai vérifié.)

Ce que personne ne te dit : les réveils, tout le monde en fait

Entre deux cycles de sommeil, tout le monde se réveille brièvement. Toi aussi, cette nuit, tu en feras plusieurs sans t’en souvenir.

La vraie question n’est donc pas « pourquoi il se réveille », mais « pourquoi il ne se rendort pas tout seul ».

À chaque micro-réveil, ton bébé vérifie que tout est comme au moment où il s’est endormi. Si quelque chose a changé, son corps se met en alerte. Et il t’appelle.

Ce n’est pas un caprice. C’est un réflexe de protection, et il fonctionne très bien.

Or ta reprise du travail a changé beaucoup de choses dans sa vie. Voici les quatre qui pèsent le plus sur ses nuits.

Les 4 raisons pour lesquelles ses nuits changent après ta reprise

1. Il te cherche

Toute la journée, il a vécu sans toi. La nuit, il vient vérifier que tu es toujours là.

C’est encore plus marqué pendant l’angoisse de séparation, qui est à son maximum vers 8-9 mois et peut durer jusqu’à 18 mois. Si ta reprise tombe pile à ce moment-là, les deux s’additionnent.

Ces réveils disent une chose très simple : le lien est là, et il est solide. Il en vérifie juste la présence.

2. Ses siestes ont changé

À la crèche ou chez l’assistante maternelle, il y a du bruit, de la lumière, d’autres enfants. Les siestes sont souvent plus courtes qu’à la maison.

Et c’est là que ça devient contre-intuitif : moins il dort le jour, moins il dort la nuit. Un bébé qui finit sa journée fatigué ou énervé a plus de mal à s’endormir, et une sieste qui saute se paie souvent sur la nuit suivante. Chez les tout-petits, plus on dort, mieux on dort.

3. Le coucher a glissé

Tu rentres à 18 h 30. Tu as envie de profiter de lui (normal). Bain, repas, câlins… et le coucher passe de 19 h 30 à 20 h 45 sans que personne ne s’en rende compte.

Résultat : il se couche trop fatigué. Et un bébé trop fatigué ne dort pas mieux. Il dort moins bien.

4. L’ambiance a changé

Les matins pressés, les soirs où tout s’enchaîne, ta fatigue à toi. Ton bébé ressent le rythme de la maison.

Attention, ce n’est pas un reproche. Tu fais ce que tu peux avec 24 heures par jour. C’est juste un levier de plus, et c’est souvent celui qu’on oublie.

5 gestes pour apaiser ses nuits, sans le laisser pleurer

1. Offre-lui 15 minutes de vraies retrouvailles en rentrant. Avant le bain, avant le repas, avant tout le reste. Assise par terre avec lui, sans téléphone. Un bébé qui a eu sa dose de toi le soir a moins besoin de venir la chercher à 3 h du matin.

2. Protège l’heure du coucher. Si tu rentres tard, simplifie la soirée plutôt que de la décaler. Le bain peut attendre le lendemain (promis, personne ne viendra vérifier).

3. Demande les horaires exacts de ses siestes. Pas « il a bien dormi » : les heures. Si les siestes ont été courtes, avance le coucher de 20 à 30 minutes ce soir-là.

4. Passe le relais au deuxième parent. Sur certains réveils, c’est la personne que bébé réclame le plus qui a le plus de mal à le rendormir. Le papa (ou l’autre parent) est souvent plus efficace sur ces réveils-là. Et toi, tu dors. Deux bonnes nouvelles.

5. Donne-lui un objet qui porte ton odeur. Un doudou ou un lange que tu as gardé contre toi quelques heures. Ton odeur, pour lui, c’est un message : « je suis là ». C’est d’ailleurs l’un des piliers de la méthode SOMA que j’utilise pour les séparations du matin : l’objet-ancre.

Offert

Les nuits ne sont souvent qu’une partie du tableau. En quelques questions, découvre ton profil de reprise, et ce qui t’aidera le plus en ce moment.

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À lire aussi : Comment dire au revoir à son bébé le matin sans s’effondrer et Mon bébé pleure quand je pars le matin.

Combien de temps ça va durer ?

Le plus souvent, les nuits se calment quand le nouveau rythme est installé, en quelques semaines. Mais chaque bébé est différent, et je ne te promettrai pas de date.

Si ça dure au-delà d’un mois, ou si ça empire, ce n’est plus seulement « l’adaptation ». Il y a une cause précise, et elle se trouve.

À savoir Si ton bébé a de la fièvre, semble avoir mal, respire difficilement ou ne se calme pas du tout : on ne cherche pas plus loin, on appelle le médecin.

Et toi, dans tout ça ?

On parle beaucoup des nuits du bébé. Beaucoup moins de la maman qui part travailler après une nuit hachée, qui sourit à la crèche et qui se demande dans la voiture si elle fait les choses bien.

Si tu te reconnais, sache une chose : ce que tu vis n’est pas une fatalité. Ni pour ses nuits, ni pour toi.

Questions fréquentes

Mon bébé dormait bien avant ma reprise, est-ce une régression ?

Pas forcément. C’est souvent une réaction au changement de rythme et à la séparation. Ses capacités à dormir n’ont pas disparu : ce sont ses conditions qui ont changé.

Faut-il le laisser pleurer pour qu’il se rendorme seul ?

Non. Il a besoin d’être rassuré, pas d’apprendre qu’on ne viendra pas. On peut l’accompagner vers plus d’autonomie sans jamais le laisser seul avec sa détresse.

Est-ce que la crèche l’empêche de bien dormir ?

Elle change surtout ses siestes. En connaissant les horaires exacts, tu peux ajuster le coucher du soir et compenser une grande partie de l’écart.

Cet article est un contenu d’information et de bien-être. Il ne remplace pas l’avis de ton médecin, de ta sage-femme ou de ton pédiatre.

Mélanie – Infirmière D.E., sophrologue périnatale, experte sommeil bébé 0-5 ans. Ancienne directrice de crèche pendant 10 ans. Maman de 2 enfants. Fondatrice d’Essence Maternelle®.

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